de la nécessité au loisir
lundi 21 mai 2007, par Webmaster @utoconstruction
L’autoconstruction serait-elle devenue un phénomène de société ? Bien qu’il n’existe aucune étude précise sur le sujet, force est de constater que les "gros" bricoleurs du dimanche sont de plus en plus nombreux à manier chaque week-end la truelle ou la scie circulaire. Qui n’a pas dans son environnement, un parent, un ami, un voisin ou une connaissance, adepte ponctuel ou permanent de cette activité ?
Mais tout cela est-il nouveau ? Pas vraiment, l’autoconstruction a toujours existé. Et c’est même la pratique naturelle et historique pour construire son habitat. Jusqu’à récemment, les paysans de tous pays construisaient eux-mêmes leur ferme. Et cette pratique fait encore standard aujourd’hui dans cette profession, du moins dans les petites exploitations. Mais c’est le développement de l’hurbanisation et son corollaire la spécialisation, qui ont amené progressivement à rendre l’autoconstruction minoritaire. Par le passé, on autoconstruisait par nécessité. Ce qui est nouveau depuis quelques années est que l’on autoconstruit moins par nécessité que pour d’autres raisons que nous allons voir plus loin.
Certe, on trouve encore aujourd’hui beaucoup d’autoconstructeur par nécessité. La rareté du foncier, la pénurité d’artisans, les exigences normatives de plus en plus sévères, l’augmentation des besoins réels ou perçus, amènent à une inflation des prix qui exclut une part de plus en plus importante des accédants au home-sweet-home. Dans ce contexte, une solution possible est l’autoconstruction. Certes, ce n’est pas cela qui fait baisser le prix prohibitif des terrains ou des matériaux mais en fournissant sa propre main d’oeuvre, l’autoconstructeur réalise une importante économie qui lui permet de rentrer dans son budget. La nécessité financière reste donc une motivation importante et principale dans la majorité des cas.
- plaisir de la création : L’autoconstruction, qui est du Bricolage extrême, peut être assimilée par certains aspects à un loisir comme un autre. C’est une activité que l’on pratique souvent le week-end, comme d’autres jardinent ou font du modèlisme. C’est évidemment une activité extrêmement créative. Beaucoup d’autoconstructeurs réalisent les plans de leur maison eux-mêmes. C’est une phase bouillonnante et excitante. Il faut se documenter, être curieux, regarder ce qui se fait, réfléchir à ses besoins, réaliser des maquettes, créer plusieurs projets sur papier, puis finallement faire les plans finaux.
Certains autoconstructeurs ont recours aux services d’un architecte qui les aide dans la conception de leur projet. C’est également une phase de créativité car les bons architectes font en sorte de faire participer activement leur client. Il faut déterminer ses besoins, écouter les conseils de l’architecte, éventuellement apporter ses idées, approuver les plans.
Les étapes suivantes, à savoir la construction, l’achat des matériaux ou la recherche d’artisans, nécessitent également de la créativité. Au fur et à mesure de l’avancement, il faut trouver des solutions, remettre en cause certains choix, faire preuve d’astuces, continuer ces recherches de documentations.
Finallement, la réalisation d’une maison est un projet hyper-créatif nécessitant une intense réflexion. C’est un chef-d’oeuvre domestique.
- développement personnel : Comme on l’a déjà vu, l’autoconstruction est une activité très prenante. Pour la majorité des autoconstructeurs, il s’agit du projet de leur vie. Au niveau de l’individu, l’autoconstruction d’une maison est un projet d’envergure. Ce caractère presque démesuré est aussi un challenge. C’est un défi lancé à soi-même, une épreuve salutaire. En réalisant son projet, on se réalise soit-même. On y met beaucoup de soi, aux niveaux financier, personnel et en investissement temps.
L’autoconstruction est donc une expérience forte et unique. Au bout du compte, on acquière une confiance personnelle, conscient d’avoir réalisé quelque chose qui n’est pas à la portée de tout le monde.
- indépendance : Avec la croissance de l’immobilier, la pénurie des artisans se fait sentir. Dans ce contexte de déséquilibre entre l’offre et la demande, les prix montent, la qualité des prestations et du service peuvent baisser. Trouver un artisan compétent, sérieux et surtout disponible, pour un prix honnête est un véritable défi. Sans compter que la construction d’une maison requiert l’intervention de plusieurs dizaines d’intervenants.
Certes, lorsque l’on fait construire, ces tâches de recherche et de sélection d’artisans et d’entreprises reviennent à un architecte ou un maître d’oeuvre professionnel. Mais si les prix augmentent, selon les lois admises de l’offre et de la demande, le maitre d’oeuvre le répercute automatiquement dans son devis. C’est toujours le client qui paye.
D’autre part, l’indisponibilité d’un artisan n’a aucun remède. Cela dit, un professionnel possède un réseau et une connaissance de l’offre qui lui permet d’anticiper une pénurie. Mais des arrêts de chantier de longue durée sont tout de même fréquent dans ce métier.
Même quand on arrive à trouver la perle rare, les retards pendant les travaux sont extrêmement fréquents. Un artisan est généralement très sollicité. Il lui faut assumer de nombreuses tâches très diverses et chronophages. Il lui faut répondre dans l’urgence aux aléas tels qu’un client mécontent sur un chantier précédent. Alors le client doit être opiniâtre. Il faut relancer, rappeler les engagements pris et parfois même menacer. Ce ne sont pas des actions faciles à faire. Tout le monde n’en a pas forcément ni la force ni le courage.
Un autre aspect important de la dépendance vis à vis de l’artisan est la technique. On peut avoir des idées précises de ce que l’on veut tant au niveau de la conception, de la mise en oeuvre que du choix des matériaux. Les artisans n’aiment pas cela. Leur expérience leur a fait acquérir une technicité, un geste, un savoir-faire et ils ont l’habitude de travailler avec certains matériaux. Cela est normal et souhaitable. Alors peu d’artisan acceptent les remises en cause, sources d’inconnus et de pertes de temps.
Le dernier mais néamoins important aspect est la qualité du travail réalisé. Bien que la majorité des artisans effectuent un travail de qualité, il existe néanmoins un certain nombre de cochon, suffisamment nombreux pour noircir l’image de cette profession. Il existe aussi un nombre important de chieurs dans la clientèle mais sachez que la réglementation n’est pas des plus favorable pour les seconds. Vis à vis de la loi, la seule contrainte d’un artisan est de respecter les DTU (Directives Techniques Unifiées). Elles correspondent à l’état de l’art. Ces documents tentent de réglementer les dispositions constructives de la façon la plus quantifiée et objective possible. Ce n’est pas pour autant qu’un travail conforme au DTU est un travail bien fait. Il y a une part subjective, souvent liée à l’aspect, qu’il est difficile de formaliser. D’autre part, les DTU sont parfois assez laxistes notamment en ce qui concerne les travaux n’ayant pas de conséquences sur la sécurité (carrelage, platre, etc.). Donc si vous n’êtes pas content sur l’aspect ou l’imprécision du travail réalisé, le juge se réfèrera aux DTU en vigueur et donnera raison à Riri, Fifi ou Loulou.
Mise au bout à bout, toutes ces tracasseries finissent par vous pourrir la vie. Quel client n’a pas son anecdocte, sa catastrophe à raconter ? Certains en arrivent même à regretter d’avoir commencer leur projet. Un autoconstructeur qui réalise lui-même tous les travaux n’aura pas toutes ces tracasseries. Il n’a pas à dépouiller les pages jaunes, dépenser une fortune en coup de téléphone et perdre son temps en courriers de demandes de devis. Son planning ne dépend pas de celui des artisans. Il avance à son rythme, quand et comme il le veut. Il n’a pas à négocier des heures pour imposer l’utilisation de tel matériau ou de telle marque. Un autoconstructeur assume ses choix et ses actes. Si c’est mal fait, il recommence, il répare ou il s’en accomode. Vite fait. Pas de perte de temps et de salive. Pas de lettres recommandées. Pas d’angoisse. Bref, il est indépendant.
- Ecologie : Heureusement pour nos enfants, l’écologie est à l’ordre du jour dans l’habitat. Cela signifie de nouvelles manières de concevoir et de construire, de nouveaux matériaux. Malheureusement, encore peu d’artisans sont à la page. Cela contribue à la pénurie et à de grandes difficultés pour imposer ses choix à l’artisan, aspects que l’on a déjà évoqués plus haut. De plus, les matériaux et produits écologiques sont en général plus onéreux que les traditionnels. Ils requierent parfois une mise en oeuvre plus longue.
Il est alors tentant de palier aux lacunes liées aux professionnels et de compenser les surcoûts en mettant la main à la pate. De fait, on constate que beaucoup d’autoconstructions sont écologiques et que beaucoup de maison écologiques sont réalisées par des autoconstructeurs. On le voit sur ce site Web dans la rubrique "Réalisations", les maisons bioclimatiques sont sur-représentées.
On l’a vu, les nécessités économiques, le plaisir de faire par soi-même et de créer, le développement personnel, la volonté d’indépendance, les motivations écologiques sont de grands moteurs pour franchir le pas et devenir autoconstructeur. Mais ces motivations sont amplifiées par d’autres facteurs :
- Elévation du niveau d’éducation : De tout temps, il a toujours existé une conscience politique que l’éducation des masses est le fondement du développement économique et un impératif pour la paix. Cette conscience n’a cessé de croitre ; notamment depuis le traumatisme des deux dernières guerres mondiales. Et par conséquent, l’éducation représente en occident la part la plus importante du budget des états après le poste... Défense nationale.
La proportion des diplomés augmente chaque année ainsi que le niveau des diplômes. Bien que l’obtention d’un diplôme n’est pas la preuve d’une certaine curiosité ou d’une ouverture d’esprit, il est le gage d’un certain niveau d’éducation. Il permet d’obtenir les clés pour ouvrir des portes réservées alors à des spécialistes. On n’hésite plus à explorer de nouveaux domaines, une fois que l’on a compris que tout cela n’est pas si sorcier que cela.
- Accès à l’information : Depuis quelques décennies le développements des médias, l’apparition des journaux spécialisés et d’ouvrages de vulgarisation, puis le développement de l’informatique et enfin de l’Internet permettent un accès facile à l’information spécialisée, autrefois réservées aux professionnels. On trouve sur le Web un nombre impressionnant de sites sur le Bricolage, la déco, la maison, tels que votre site @utoconstruction. On trouve également des Forums de discussions qui permettent d’échanger de l’information et de rentrer en contact avec d’autres passionnés.
- Développement des technologies : Suite à l’inflation des coûts de la main d’oeuvre, les industriels ont rapidement compris que la compétitivité des artisans passaient par des produits à mise en oeuvre rapide, c’est-à -dire facile. La majorité des produits du bâtiment sont aujourd’hui faciles à mettre en oeuvre. Ils ne nécessitent plus un savoir-faire élitiste. Quelques exemples : Les plaques de platre (le placo), la plomberie PER sans soudure, les kits électriques complets, les produits du bâtiments tels que les colles et enduits tout prêt.
Cette facilité bénéficie maintenant aux autoconstructeurs.
- Aspiration au développement personnel : Depuis les 70’s, le développement personnel est devenu une motivation principale pour l’Homo Sapiens occidentale. Cela l’amène à rechercher des activités créatives telles que l’autoconstruction.
- l’explosion des loisirs créatifs : Cette aspiration se traduit par une augmentation de l’offre : nouvelles activités, nouveaux produits, nouveaux enseignes commerciales, nouveaux médias.
Economie, indépendance, développement personnel et même plaisirs de faire ; Tout cela est bien beau mais l’autoconstruction recellent des risques bien loin d’être négligeables.
- Famille : L’autoconstruction est une activité captivante et de longue haleine. Celui qui la pratique peut négliger ses proches sans même s’en rendre compte. Quand bien même il s’en rend compte, il est pris par son projet. On arrête pas comme cela du jour au lendemain. De plus l’autoconstructeur n’est pas forcément suivi ou supporté par son compagnon. Le projet peut connaître des phases de crise, de doute, qui se répercutent immanquablement sur l’environnement familial. De fait, on constate un nombre important de divorces chez ces couples.
L’idéal est d’avoir le même niveau de motivation et d’implication directe dans le projet ; chacun participant activement selon son niveau physique et ses compétences. Mais c’est malheureusement très rare.
De même, faites attention à ne pas perdre de vue vos amis. Je me sents coupable quelques fois de manquer de temps pour entretenir cette amitié.
- Santé : La construction d’une maison est une activité très physique. On sollicite ses muscles mais aussi tout le reste. Le squellete et les articulations sont mis à rude épreuve. On charge des matériaux lourds. La mise en oeuvre demande de gros efforts même avec l’utilisation d’outils appropriés. Les journées peuvent être longues et arrascantes. On travaille en plein air, sous la pluie, la neige ou sous un soleil de plomb.
On pourrait penser que cela peut remplacer avantageusement une activité sportive. Et de fait, on fait travailler la machine jusqu’à constater un effet positif sur sa musculation. Mais attention il faut prendre garde à ne pas user le bonhomme. Pour ma part, j’ai eu de nombreuses tendinites et j’ai développé une hernie inguinale. Certe c’est une pathologie très répandue et sans conséquence mais je ne pense pas que je l’aurai développée si j’étais resté sagement dans mon fauteuil.
Il faut également prendre garde aux accidents qui sont malheureusement trop fréquents : chute de l’échelle, chute de matériaux, électrocutions, brûlures, blessures avec outillage.
Faites gaffe quoi !
- Rater son oeuvre : L’autoconstructeur n’est généralement pas un professionnel expérimenté. Il commet des erreurs. C’est inévitable. C’est même formateur. Cependant, il s’agit d’éviter les erreurs irréparables. Il peut sagir d’erreurs affectant l’esthétique du bâtiment que de celles pouvant remettre en cause son usage, voire qui exigent sa destruction. L’autoconstructeur doit assumer ses choix. Sans non plus vouloir exagérer cet aspect, il faut être conscient que les échecs existent.
Pour ma part, j’ai commis de nombreuses erreurs, tant dans la conception architecturalle, dans les choix techniques que dans la mise en oeuvre. Heureusement, ces erreurs sont négligeables par rapport aux bénéfices. J’en suis le seul qui en soit vraiment conscient.
Je ne voudrais pas terminer cet article sur ces mises en garde sans dire que si c’était à refaire, je n’hésiterais pas un instant. Au bout de sept ans, mon projet n’est toujours pas terminé. Ma motivation est toujours aussi forte. C’est même devenu un besoin. Je pense en avoir pour quelques années encore. Après, j’essaierai de passer à autres choses.
Mais déjà l’idée d’un second projet fait son chemin.
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Voir en ligne : http://autoconstruction.net
Réponse à Fabou : Si tous les membres de la famille participent, c’est déjà un atout.
Je vous conseille la patience. Dites-vous tout de suite que tout ne se passera pas comme prévu, tout prendra du retard. Mais courage, tout finit par arriver.
Le plus tôt possible, ménagez-vous une partie de la maison bien à vous, complètement terminée, bien propre et confortable. Cela vous permettra d’oublier temporairement le reste du chantier. La chambre peut être un bon choix pour cela. La cuisine aussi. A vous de voir.
De temps en temps, offrez-vous une escapade, un petit week-end qui vous permettra de souffler et de prendre du recul.
Soyez patient avec les membres de votre famille ou vos amis qui viennent donner un coup de main. Prenez le temps d’expliquer vos attentes. Mais il faut qu’il y ait un chef, pour expliquer et cadrer. Il faut aussi un responsable logistique qui alimentera les compagnons en outils, matériaux, bierre, sandwich et encouragements. Faites-en sorte que tout se passe dans la bonne humeur même si tout ne se passe pas exactement comme prévu. Soyez philosophe.
On attend les photos bientôt sur ce site...
Bon courage.
Voir en ligne : http://autoconstruction.free.fr
Si vous souhaitez partager votre expérience, profitez de ce site. Vous pouvez vous inscrire en tant que Rédacteur puis écrire des articles sur votre projet.
Ainsi, nous pourrons échanger plus facilement par rapport à ce que vous nous montrerez dans vos articles.
A bientôt.
Tout d’abord bonjour.
Après plusieurs rénovations, je me suis lancé dans un projet d’autoconstruction. Je bâtis actuellement un petit pavillon destiné à la location.
Il s’agit d’une petite maison de type F4 sans garage sur vide sanitaire.
Après avoir monté le gros oeuvre, couvert la maison et installé les portes et fenêtres, j’ai commencé les travaux intérieurs.
J’essaie de réaliser en même temps un site internet sur mes travaux mais le temps n’étant pas extensible, je suis à la bourre.
Mes motivations sont multiples :
Les deux premières sont d’ordre financières.
Pour pouvoir acheter un terrain qui jouxte notre propriété, nous avons du nous engager à y construire une maison d’habitation dans le délai de 4 ans. Comme nous n’avions pas les moyens d’avoir recours à un pavillonneur, (absence de rentabilité à la location, s’agissant d’une zone rurale défavorisée) nous avons opté pour l’autoconstruction.
Par ailleurs, le produit que nous bâtissons ne se trouvant pas sur le marché, nous aurions du faire appel à un architecte ou à un bureau d’étude.
J’estime que notre projet nous coutera environ 1/3 de ce qu’il aurait couté en ayant recours à un pro. (Je ne les critique pas, ils ont des charges et du matériel à amortir)
La troisième raison est qu’après analyse de la situation, je pense être capable de relever le défit. J’estime avoir une bonne expérience en rénovation. J’ai un BAC technique qui bien que sans grand rapport m’a apporté une mode de réflexion. Je dispose d’un bon équipement, bétonnière, échelles, échafaudage, étais, .... Je pense être en forme physiquement et je dispose de temps libre. (Je ne suis pas obligé d’y passer mes weeks ends)
J’ai un ami qui dispose de matériel utile, minipelle, tracteur agricole.
La quatrième (soyons honnête) qui n’est pas des moindre est la satisfaction voire l’orgueil que l’on peut ressentir lorsque que l’on constate l’étonnement des gens qui apprennent ou constate que l’on bâti seul une maison.
La preuve que ce quatrième argument est important. J’ai été déçu par le fait que trois ou quatre autres personnes aient bâti leur maison avant moi dans le village. Cela a gâché à mon plaisir. Cela parait presque normal maintenant de bâtir sa maison. (J’exagère un peu)
Personnellement j’encourage les gens à construire leur maison, c’est extrêmement valorisant et c’est financièrement rentable. Il faut toutefois être prudent. On ne s’improvise pas maçon, électricien, carreleur ou couvreur car même si certains emplois ont été injustement dévalorisés cela reste des spécialités. Il ne faut pas faire n’importe quoi. Il n’est pas si évident que cela de monter un mur droit.
Il y a quelques années, ne sachant pas maçonner, nous avions embauché (et déclaré à l’URSAFF) deux maçons. C’est plus couteux que de maçonner soir même mais cela va plus vite et cela coute beaucoup moins cher qu’une entreprise.
De nombreuses normes existent, il est important des les respecter.
Il faut avoir conscience de l’investissement (humain) que représente la construction d’une maison. ( Cela peut détruire un couple)
Mais bon courage !!!
Bonjour à tous,
Je viens vous apporter notre expérience professionnelle au service des particuliers sur la construction de leurs maisons.
En zone sismique sur terrain plat, il est déconseillé de faire des fondations ( oui, celà va interpeller beaucoup de monde mais celà est réel) mais plutôt un radier de béton de 20 cm ou + d’épaisseur avec au minimum 2 épaisseurs de treillis( radier du latin, ratis : radeau)
Cette conclusion a été établi suite à des tremblements de terre très meurtrier en Algèrie et Turquie. Les bâtiments construis en béton armé bien ferraillés et ancrés avec des fondations bien solide furent souvent les plus mortels parce qu’un tremblement de terre est une vague qui cisaille.
Une fois les murs de soutènement cassés les bâtiments s’effondrent. Avec un radier de béton qui forme un plateau uniforme, la vague du tremblement de terre déplace le plateau au pire l’habitation est fissurée mais évite l’effondrement sur ses occupants.
A chaque ouvertures, prévoir des chaînages qui sont repris sur le radier ( reserves d’aciers à prévoir de ressortir avant coulage du radier).
La solution la plus adaptée à notre avis est de construire avec du béton cellulaire, celui-ci étant très léger il va éviter la surcharge du radier.
Pour les ouvertures, il y a aussi la solution de cadres béton préparés en usines avec les menuiseries ( solution compobaie au normes sismiques)
WWW.MAISONS-POUR-TOUS.COM (A TITRE INDICATIF LES PHOTOS SUR NOTRE SITE CORRESPONDENT A LA CONSTRUCTION D’UNE MAISON EN ZONE NON SISMIQUE)
Voir en ligne : http://WWW.MAISONS-POUR-TOUS.COM
Bonsoir Béatrice
C’est une initiative formidable, qui rejoint un peu l’appel que j’avais lancé juste après le drame : http://www.autoconstruction.info/HAITI-de-la-catastrophe-a-la.html
L’idéal serait d’avoir le concours d’architectes.
A mon humble avis, l’erreur serait de penser à l’occidental. C’est-à -dire proposer un modèle "tout béton". On voit ce que cela donne.
Toujours à mon humble avis, il faut reconstruire "léger". Au moins, si cela retombe, cela pèsera moins lourd sur les victimes. Et cela coûtera moins cher.
Pour les cyclones, des édifices publiques devraient être construits pour recevoir la population.
Quand il y a des séismes de cette ampleur, j’ai l’impression qu’aucunes constructions en dure ne résistent. Quand on voit l’état du palais présidentiel, pourtant flambant neuf. Il a pourtant probablement été construit selon les dernières normes parasismiques ?
Mais j’écris peut être des bêtises. Ce ne sont que des réflexions de bons sens "paysans".
Voir en ligne : http://WWW.MAISONS-POUR-TOUS.COM
Bravo ! Cet article résume de façon excellente tous les aspects de l’aventure de l’autoconstruction.
L’émission de TF1, pourtant pleine d’humanité et qui permettait de mettre des visages sympathiques sur des noms croisés dans des forums ou des blogs, m’avait un peu laissée sur ma faim.
Elle soulignait surtout l’aspect difficile et parfois douloureux de l’entreprise, ce qui n’est pas parfait pour encourager les indécis.
J’aimerais souligner deux ou trois points positifs qui manquaient, à mon avis.
On n’appelle pas toujours la famille ou les copains au secours : ils viennent souvent d’eux mêmes, par amitié et par enthousiasme pour le projet, et c’est extrêmement encourageant !
Autre point positif : le plaisir de "faire sa cabane", comme des gosses. Mais pour ça, il faut que l’aventure soit vraiment celle du couple et pas seulement celle du chef de famille. D’abord parce que ce sera moins crevant pour lui si les deux mettent la main à la pâte, ensuite parce que ce sera moins long et moins dur pour le moral.
C’est assez frappant de voir que les femmes se mettent parfois d’elles-mêmes en retrait et jouent un peu le rôle de contrôleuse des travaux finis (ce qui doit être assez agaçant finalement). C’est aussi assez marrant de constater que, même s’ils sont postier ou dentiste dans le civil et pas maçons pour deux sous, ces messieurs n’arrivent pas à se débarrasser de l’idée qu’un marteau, c’est pas pour une fille. Ils ont bien appris un jour à faire tourner la bétonnière. Pourquoi pas elles ?
Sylvia... qui a fait sa maison A DEUX. Pour ceux que ça intéresse, voir le récit de l’aventure en téléchargeant le fichier pdf sur http://construiresamaison.nuxit.net...
Voir en ligne : http://construiresamaison.nuxit.net
Désolée, l’adresse donnée plus haut pour télécharger le récit de notre aventure d’autoconstruction est inexacte. Voici la bonne : http://construiresamaison.nuxit.net...
Sylvia
bonjour sylvia ! j’ai jeté un oeil à votre sympathique blog, ça redonne de la motivation car dans notre cas aussi l’autoconstruction semble être la seule seule pour accéder à la propriété ! malheureusement nous manquons de confiance en nous pour nous lancer ,surtout dans le gros oeuvre ! si vous avez d’autres bons conseils avant de se lancer surtout n’hésitez pas !
sylvie
Bonjour Giraud (quel est votre prénom ?)
Merci pour votre proposition d’aide. Il y a souvent des questions relatives à la maconnerie dans les forums. En tant que Webmaster, je ne suis pas toujours compétent pour y répondre. Votre aide sera précieuse.
Mais on peut aussi former un partenariat plus intéressant. Contacter-moi par email : [Email]
Voir en ligne : http://construiresamaison.nuxit.net
Bonjour,
Je ne veux surtout pas etre décourageant mais ca me parait quand même très limite en budget.
Si j’ai bien compris il y a dans l’odre démolition du bati existant puis reconstruction d’une nouvelle surface.
Grosso modo 28000/80 = 350 EUR/m² c’est tres faible comme coût en 2008... surtout si vous devez en plus rémunérer une personne (au black ? attention en cas de blessure grave c’est compliqué pour dire le moins)
Cela dit cela dépends de pas mal de facteurs :
Avez-vous déja accès à tout l’outillage nécéssaire ?
Comment comptez-vous évaquer les remblais de la démolition ? Avez-vous d’ailleurs fait les démarches pour le permis de démolire en plus du PDC ?
La nouvelle surface se base sur les anciennes fondations ?
Quel type de construction envisagez-vous (tous les choix de matériaux sont importants, quoiqu’on en dise, on ne fait pas du bioclimatique au même prix que du mal isolé)
Combiens de pièces dans la future maison (je présume que le plan est fait ?) avec quel type d’aménagement ?
Vers quel type de chaufage voullez-vous vous orienter ? d’ailleurs dans quelle région est sité le projet, avec quelles type d’expositions ? (vents dominants, soleil, altitude sont autant de critère à prendre en compte pour le dimensionnment des structures et des ouvertures)
28000 c’est seulement pour le gros ouevre hors eau hors air ou c’est tout compris (les finitions coutent souvent très chèr, mais ne sont pas par contre indispensable pour que l’habitat soit vivable, et peuvent donc se faire au fil de l’eau surt quelque années pour en étaller le finanacement.
Le plus simple serait de publier votre plan en précisant bien tous les choix, cela permetrait de fairte un estimation plus réaliste.
Bonjour Mr
J’ai l’intention de construire une partie de ma maison seule avec mon fils. Pour le gros oeuvre ,c’est un artisan qui fait pour moi.(fondation, mur en brique de 20 cm et le toit couvert par les tuiles) Tout le reste dans la maison nous allons essayer de continuer le travaux. Le plan est prêt. Je voudrais savoir par quel bout je commence pour ne pas faire les aller et retour. Des que l’artisan et terminer son travail de gros oeuvres ,Je commence par ordre suivant : 1 -plombier 2-électricité 3- poser le chaufage au sol +chape de béton et carrelage 4-isolation les murs par collage des plaques isolants. j’usqu’ici.....,est ce que je fais déjà des erreurs., ? Aide nous . Merci Avec de respect et beaucoup de reconnaissance d’avance. Paul
Bonjour Paul
La première chose est de se mettre hors d’air.
Poser les menuiseries.
Pour ne pas se faire piquer du matos.
Ensuite, l’ordre que vous avez donné est correct.
Pour la plomberie, attention au gel !
Un autre conseil, prenez des photos de vos travaux
Mitraillez !
Voir en ligne : http://WWW.MAISONS-POUR-TOUS.COM
Bonjour Catherine,
Ma futur femme et moi avons, pour des raisons écologiques et économiques, le projet de construire nous même notre maison. Vous qui êtes passé par là , pourriez-vous nous communiquer des infos pratiques et les bonnes adresses en belgique afin de mettre notre projet à exécution. Nous sommes dans l’avant projet. Nous pensons commencer la réalisation dans 3 ans et pour l’instant nous réfléchisons au type de chauffage respecteus de l’environnement que nous pourrions adopter. Nous avons été hier au salon bois et habitat pour glanner le maximum d’info sur le sujet, mais j’avoue être un peu perdu dans ce type de démarche. Je laisse mon adresse mail pour vous permettre d’éventuellement me répondre. [Email] Félicitation pour votre projet. Bien à vous Sandro
Voir en ligne : http://www.toitpartoi.com
Voir en ligne : http://maisonpassive.choppin.be/?pa...
Voir en ligne : auto construction d’une maison en bois
Rencontres, échanges, éco-construction, entraide et partage sont les maîtres mots d’un chantier participatif réussi.
BIO TEKNIK CONSTRUCTION s’inscrit également dans cette démarche.
Nous apportons notre expertise et notre suivi de chantier à titre bénévole.
Nous pouvons également vous proposez nos solutions de murs / panneaux en kit process BIOTEKNIK®
Le concept est simple, il s’agit de participer gratuitement à la réalisation d’une maison écologique.
En échange vous apprendrez de nouvelles techniques en matière de construction écologique.
Le gîte et le couvert sont généralement fournis par les propriétaires des lieux.
Paille, chanvre, chaux ou encore torchis, à chaque chantier sa spécialité.
Convivialité et bonne humeur sont de rigueur avis aux amateurs !
Nous avons créer un espace dédié à l’auto-construction : http://www.bio-teknik-construction....
A bientôt pour échanger nos expériences
Voir en ligne : Chantiers écologiques auto-construction participatifs
Bonjour,
Journaliste, je prépare actuellement un reportage pour la télévision intitulé "je construis ma maison".
Je cherche plusieurs personnes d’accord pour y participer : est-ce que cela vous intéresserait, ou est-ce que vous connaissez quelqu’un qui pourrait être intéressé ?
J’aurai besoin de suivre du début à la fin des travaux une personne qui construit elle-même sa maison. L’idée est de comprendre son projet, de découvrir les différents défis à relever, de voir les travaux évoluer, et surtout de partager avec l’autoconstructeur cette véritable aventure ...jusqu’à son aboutissement !
Je viendrai filmer cinq ou six grandes étapes de cette construction au fil des mois. Le tournage doit débuter d’ici quelques semaines. Le reportage durera au final 1h et sera diffusé sur la TNT, dans la nouvelle émission de reportages de NRJ 12.
Je suis à votre disposition pour toute question ou information supplémentaire. N’hésitez vraiment pas à me contacter !
Florence Raynel [Email] 06 16 38 49 32
Nous sommes intéressé pour vous mettre en relation avec un ou plusieurs auto constructeurs utilisant notre process de construction et/ou notre assistance.
Pour information je suis sur un chantier semaine 34 à coté de Montargis (45200) 120 km de Paris.
Je vous donne le lien du blog que j’ai mis à la disposition de cette personne.
http://www.bio-teknik-construction....
Voir en ligne : naissance d’une maison paille bio climatique chantier participatif
Voir en ligne : http://blocsboisconstruction.com